La fin de l'OB, la fin de l'été...

Août est un mois spécial. Il a un air de vacances, de détente, de temps libre. Et pourtant...

On a beau chercher, l’OB reste très discret en cette période estivale. Certes, le grand livre des visages souriants nous permet à nouveau de suivre ses activités officielles (mariage de l’ex sous les arbres à la montagne, petites soirées musicales par-ci par-là, défilé tout frais de jeunes stylistes à Mzar, support virtuel aux détenus libanais dans les geôles syriennes - on pourrait commencer par capturer quelques vendeurs de fruits et légumes pour essayer des les échanger contre nos valeureux martyrs vivants qui valent bien mieux que l’assomeur d’enfants Kantar S.). C’est un peu mince. Et pas très excitant. Surtout pour les lecteurs de l’OBservatoire friands des enquêtes rebondissantes sur les milieux interlopes qui ont fait la gloire du sérénissime OB en son temps. Le temps de tous les éclats, de tous les excès, de toutes les splendeurs rayonnantes de la tournées des grands ducs - surtout au Babylone - et surtout surtout, du temps où, chaque mois, il donnait au bon peuple un décryptage mordant d’un Beyrouth mutant post milicien en voie de Solidairisation.

A y regarder de plus près, à la lumière des soubresauts sociaux d’un Liban en petite tenue (oui, légère aussi), une ébauche d’explication apparaît au fur et à mesure que le soleil du mois d’août pointe au dessus du majestueux mont Sannine.
Si le Liban éternel croît être toujours le carrefour des civilisations, il est surtout - en été - le carrefour où on croise de tout sans trouver personne, et évidement encore moins l’OBissime.

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