World Press Photo 2011 à Beyrouth


© Amit Sha'al, Calcalist / World Press Photo

Une image dans une autre image. Le procédé est familier et universel. Il permet, entre autre, de replacer le contenu d'une photographie ancienne dans son contexte actuel, de montrer ce qui change, de témoigner de ce qui a été, de ce qui a été transformé et de ce qui a disparu. Travail historique sur la mémoire, sociologique et éminemment culturel, voilà ce à quoi s’est livré le photographe Amit Sha’al quand il a développé cette série d’images dans lesquelles se juxtaposent des vues du passé à celles du présent. Troisième prix dans la catégorie art et culture du concours annuel 2011 du World Press Photo - dont la première exposition avait eu lieu à Beyrouth en 1995 (!) -, cette série parle de nous, de nos voisins, amis ou ennemis, et de l’histoire moderne du Proche-Orient. On la verrait volontiers s’inscrire dans un travail collectif de plus grande ampleur couvrant toute la région, d’Aden à Yerevan et d’Istanbul à Isphahan.

L’exposition du World Press Photo 2011 qui se tenait à Beyrouth a fermé ses portes « à cause » de la présence de l'image du photographe en question. Quand la politique se mêle de l'Art...

- article publié dans l'ORIENT LITTERAIRE, supplément de l'Orient-le Jour du jeudi 2 juin 2011 -

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